« 2007-08 | Page d'accueil | 2007-10 »

30.09.2007

Think to live

J'ai toujours été dans la catégorie des penseuses, de celles qui préfèrent regarder passer la vie à défaut de la vivre. Jusque là, ma vie n'a jamais été très passionnante, enchaînant les années de cours et les petits boulots annexes. Je le faisais plus par nécessité, par besoin d'argent. Sauf que cet argent était loin d'être un argent de poche. Il m'était vital pour continuer mon chemin et tout le reste passait, coulait sur moi comme la pluie. Tout le reste, c'est...La vie. Les sorties très tard, les fous rires à 2 heures du matin, les petits copains à foison, les délires de jeune fille en fleur. Les conneries aussi, qui font partie de l'apprentissage. Je n'ai pas eu tout ça.
 
Alors certains me diront, "Tu exagères ma fille! Tu es sortie au ciné, restos, chez des copines,... Ne fais pas ta Cosette!" Oui c'est vrai. Mais comme toutes les filles qui pensent plus qu'elles ne font, tout devrait aller à l'excès. L'amitié, les sorties, le travail, l'amour, le sexe. Tout, parce qu'on a ce réel besoin de se sentir en vie. 
 
Comme j'ai beaucoup de temps devant moi et peu d'amis, j'ai relu certaines de mes notes. C'est fou comme j'ai envie de vivre! Pourtant je ne vais pas mourir demain d'une maladie, je ne suis en rien condamnée... Je m'étonne et m'interroge. Qu'ai-je envie de prouver? Pourquoi ai-je choisi une issue aussi difficile pour me prouver mon existence, la souffrance? Vais-je un jour cesser de m'ignorer, d'ignorer les appels de mon coeur pour ne plus devenir que sereine et ouvrir ma porte aux autres?
 
Masturbation intellectuelle de jeune fille qui s'ennuie un dimanche... Trop de pensées, pas d'action. 

23.09.2007

Mauvais état

L'angoisse. La peur au ventre, elle imagine le pire, l'impossible. L'impossible qui pourtant peut se réaliser et qui s'appelle "Bonheur". La fatigue toujours là quand elle se prend à rêver, parce qu'elle est fatiguée de croire qu'un jour ils se retrouveront.
 
La peur. Une crampe au ventre, presqu'envie de vomir comme avant. Avant c'est quand elle a rompu quand elle a su que plus rien n'était possible, que tout s'était brisé, quand elle s'est retrouvée seule dans l'attente. La peur au ventre que tout finisse comme ça. Elle a eu raison en fait.
 
Le doute. L'hésitation dans la tête. Les questions, les mêmes à chaque fois, qui reviennent sans réponse. Et lui, en face, loin très loin quand même, qui se veut rassurant, qui veut tout prendre en main, qui ne veut plus la perdre et qui a peur face à ses doutes. Il a peur de ses doutes à elle. La boucle est boulée en vrai.
 
Elle. Complètement perdue, sans savoir si c'est bien de raviver son coeur à un passé qui la hante. Elle avait réussi à le calmer son petit coeur malgré tout. Mais maintenant ? Comment va-t-il supporter si un autre échec arrivait ? Elle va le perdre si elle continue à jouer avec. Elle a mal d'avant et peur de maintenant sans savoir ce qu'elle doit faire pour après.
 
Lui. Sûr de lui quand elle l'aime, mais si fragile quand elle s'effraie. Est-il assez fort pour deux ? Il veut croire que oui, et sa voix très loin devient plus assurée, comme si tout était évident et que la séparation n'avait jamais eu lieu. Lui, qui n'a jamais cessé de l'aimer malgré les années qui passent. Il faut qu'il la rassure s'il veut ne plus avoir peur.
 
La relation est trop fragile. Pour survivre. Elle fatigue de ces conclusions noires et fatalistes. Mais sa peur lui dit tout, elle sait comme avant que ça n'ira pas jusqu'au bout. 

15.09.2007

Tenir la route

Je m'installe nerveuse. Cela fait longtemps que je n'ai pas eu un volant entre les mains. Avec mon déménagement, le changement de région, de situation professionelle, il y avait longtemps que je ne me suis plus occupée de moi-même. Depuis mon échec à l'examen de conduite en fait.

Je m'installe nerveuse, car je vais être à nouveau jugée dans une nouvelle ville, avec un nouveau moniteur. Lui, souriant, avec ses préjugés sur les Parisiens qui ne savent pas conduire, les Parisiens toujours pressés. On discute un peu: il est psychologue de formation, en attente d'une place pour Paris justement. Aie! J'aime pas les psychologues, là je sais que je vais être jugée ET analysée. Et on démarre.

Je ne suis pas à l'aise car la voiture ne me connait pas et moi encore moins. Ce n'est pas la même marque qu'avant. Je rate le boitier de vitesse à chaque changement car il n'est pas tout à fait au même endroit. J'attends que mon moniteur me pousse mais lui souriant, continue à discuter.

On arrive à un rond point, place névralgique de la ville où tous les poids lourds et voitures en tout genre se rencontrent. Je négocie mal mon passage, personne ne met ses clignotants ici. Il faut que je devine où les autres vont et quand. La conduite tient presque de la voyance... Le moniteur s'agite, et comme il tient à rester en vie, décide de prendre le volant. Je suis soulagée, presque libérée. Mais ça ne lui convient pas.

On finit par rentrer et la sentence tombe et résonne lourdement " Tout n'est pas à jeter". L'honneur est perdu sauf. Je respire à nouveau en sortant du véhicule. J'ai du boulot, je ne suis pas parfaite. C'est à moi de faire face à la route. 

 

13.09.2007

Prendre la vie comme elle vient

Désolée de ne pas avoir beaucoup écrit. Par contre j'ai lu attentivement les différents commentaires de mes dernières notes. La pause a été saluaire, presque nécessaire. Je me perdais dans mon blog, il devenait morose même. En même temps, la réflexion s'est accompagné de changements disons plutôt d'acceptation. Acceptation du destin, du questionnement, du pourquoi qui revient, et surtout de la réponse évidente concernant mon amour pour ce garçon. Alors j'ai décidé de ne plus lutter. Tout comme la haine, l'amour est chronophage et "l'amour nié" est destructeur. J'avais fini par m'isoler, et me complaisais dans ma douleur. J'avais fini par oublier mes besoins. Et j'ai besoin de lui...Alors je ne veux plus lutter.

Toutes les notes