08.10.2008

Trouver l'homme, mode d'emploi?

images.jpegAlors oui, c'est un blog de fille, alors forcément tôt ou tard, j'allais en reparler de ça! Vous savez, c'est comme notre relation inexpliquée avec le chocolat, le fait qu'on se trouve grosse de la tête, qu'on complexe de la poitrine, qu'on se trouve imparfaite ou autre...Il y a le sempiternel sujet de la fille qui tient son blog: sa rencontre avec l'Homme ou plutôt l'inexistence de l'Homme dans sa vie, ou plutôt, son rapport à l'Homme.

C'est alors que je pousse un long cri de désespoir du tréfond de mon âme de jeune fille..."Je les ATTIRE OU QUOI? Ces mecs instables, qui ne veulent jamais s'engager dans rien, ou qui ne sont pas physiquement présents dans ma vie..." (voilà ça c'était pour la gueulante). Nan, mais je dois avoir tracé sur mon front un discours du type "JF, cherche JH pas gentil, pas prêt, pas stable, alors si tu es de ceux-là, vite appelle moi!". Ouais c'est ça, j'ai du l'écrire un jour bourrée au chocolat et depuis ça me poursuit!

Tenez ma dernière experience avec un JH de 31 ans. Je lis son annonce dans un magazine que j'achète depuis des mois et là parmis toutes les annonces je retiens celle-là et je me dis "Bah pourquoi pas! Tente, tu perds rien!" (je suis dans ma période, je cherche un appart, une voiture et un mec, ouais!).

Je reçois sa réponse 24h plus tard, je commence à lire, ça semble prometteur car déjà écrit correctement. Parce que les langages sms pour emballer les filles, c'est pas top les mecs! Du coup, premier bon point pour lui. Je m'attaque au paragraphe suivant quand, surprise! C'est en anglais!
Je n'ai rien contre les Anglais, ou l'anglais, je le pratique moi même 3/4 de mon temps au boulot alors....Mais là, chocked!

Un étranger en France. Voilà comment il se présente. Qu'est-ce que ça veut dire? Qu'il est là? pas là? Nan parce que la relation où t'es toujours seule même en couple, j'ai donné, ça suffit. Moi je veux quelqu'un de physiquement présent et de stable en France, pas qui se barrera du jour au lendemain, me laissant seule.

Voilà ma veine de fille! Fallait que je tombe sur ça! Je fais quoi maintenant? Rien. Je vais éclaircir la situation de ce jeune homme et après ça, je ne répondrais plus jamais à une annonce! To be continued....

07.10.2008

Pourquoi je ne suis pas accro à Gossip Girl...Mais ça ne m'empêche pas de regarder!

gossip_girl.JPGCette série, depuis le temps que j'en entendais parler....Même les journaux s'y mettent en arguant que les parents détestent et que les ados en rafolent! Alors je suis loin d'être ado avec mes 26 beaux printemps, mais je crois pas non plus avoir le cerveau d'un parent d'ado! C'est juste que cette série, elle est à des années lumière de mes préoccupations de fille. Dans la série, c'est pire que Beverly Hills ou Melrose Place pour les coups tordus et ces filles, on dirait des poupées Barbies vivantes. Ouais voilà, c'est ça tu es en fait dans le monde de Barbie et Ken. En plus les garçons ne sont pas franchement beaux ou masculins: ce sont tous des métrosexuels, au visage lisse et à la frange bien coiffée, qui se tapent des filles à leur week-end de "relâche" pour se persuader au fond d'eux qu'ils ne sont pas gays!

Cette série, elle me fait l'effet d'un Kiss  Cool, sauf que je n'ai pas été surprise par sa fraicheur...Une impression de déjà-vu, déjà-entendu, plutôt. Mais comme je le dis dans mon titre, à l'occasion, j'en regarde un pour faire piqûre de rappel: "Pourquoi je regarde pas Gossip Girl?" et puis 45 minutes plus tard"Ah oui, ça y est j'me souviens!"

Je sais pas quel public visaient les réalisateurs au fond: les classes populaires en mal de célébrité et d'argent qui peuvent baver sur les robes mode et les brushings impecs ou bien les fashionitas à moyen budget qui se reconnaisent dans ce monde de faux-semblants because leur famille, leur métier ou que sais-je encore...Ou bien les Paris Hilton esseulées, qui finalement se reconnaissent dans le malaise de S. et B...C'est quoi ce mode de discours et cette manie de finir la série par un "Gossip Girl!", comme si c'était évident d'avoir la traduction...

 

Bon tout ça pour dire que pour délivrer des messages de tolérance, d'amitié, de soutien, ou je ne sais quoi d'autre, les américains font vraiment fort! Faire passer ces messages par des filles dont les seules préoccupations c'est de savoir si elles auront le temps d'aller shopper au dernier magasin Lounge qui a ouvert sur la 45ème...Désolée, ça fait beaucoup pour la fille de classe moyenne que je suis. En tout cas j'ai bien ri (jaune!) et on ne m'y reprendra pas! Gossip Girl!

 

06.10.2008

Le discours managérial...mal managé!

pot_de_depart.jpgC'était à mon dîner de départ. Oui, je n'ai pas fait le classique pot de départ, j'ai préféré convier les gens à venir dîner au restau en ma charmante compagnie, et j'avoue que mes collègues ont joué le jeu...financièrement aussi! C'est bête la vie parfois. Il a fallu mon départ pour que l'on puisse tous se voir en dehors du travail. Je regrette qu'en France on ne soit pas plus anglo-saxons dans les relations au travail. A Londres, j'ai été étonnée de voir les collègues sortir du bureau pour aller boire un verre, et décompresser avant de s'engouffrer dans le Subway. Nous en France, on préfère sortir stressé du boulot, prendre les transports encore plus stressés ou subir les bouchons aux heures de pointe pour finalement rentrer à la même heure que si on avait pris juste 10 minutes pour discuter un peu autour d'un café. Ce n'est pas dans les moeurs, je répète, c'est bien dommage!

Mais bon, là je digresse, parce que le sujet qui nous a tous fait mourir de rire et bien failli m'étouffer à plusieures reprises, pendant le dîner, ce sont les phrases de notre respecté chef (qui n'a pas été invité d'ailleurs, faut rien exagérer!). Dans une équipe, ce qui soude vraiment les gens, c'est soit le respect que l'on porte à son super chef, soit sa non crédibilité...de par un excès de discours managérial inutile! J'en ai fait les frais avec mes collègues, et c'est ce qui rendait notre groupe finalement plus cohérent. A défaut d'adhérer à ce méli-mélo imagé appris dans les stages de management, on était tous d'accord pour lutter contre. Au lieu d'avoir une équipe soudé par son discours, notre chef a eu une équipe soudée contre ce type de disours. Je vous rassure, on faisait très bien notre travail, heureusement pour lui qu'il avait des gens professionnels et censés! Des exemples? Vous voulez des exemples?! Soit!

"Aujourd'hui, nous sommes tous dans la barque, sur cette rivière, et l'autre rive n'est pas encore visible, mais nous y avançons ensemble" (on était pas trop d'accord pour avancer sans visibilité, d'ailleurs c'est très dangereux sur une rivière, on peut vite se noyer...).

"Nous sommes là, dans la voiture avec ce brouillard épais et les rétros absents, et on avance, on avance..." (Bah là encore, le code de la route l'interdit de rouler sans rétros, comme ça, par temps de brouillard, on a pas non plus adhéré!).

Ou encore:

"Vous pouvez toujours remplacer de bons avant centre, mais il est très difficile d'en faire de bons buteurs..." (Là il perd la moitié de l'auditoire, parce qu'on préfère soit le rugby, soit le handball et l'autre moitié aime pas le sport)

Tout ce disours, ces phrases imagées,  pour dire les choses simples...Ces stages sont une vraie mine d'or! Je dis ça parce que dans peu de temps, je vais moi-même diriger une petite unité de 5 à 7 personnes. Ce qui m'effraie, c'est d'utiliser inconsciemment ce genre de métaphores qui n'auraient pas leur place dans mon discours et qui au fond ne seraient pas le reflet de ma personnalité.

J'espère en tant que future manager ne jamais recourir à ça pour me faire comprendre. La vérité, simple, les mots vrais, dans leur contexte juste? Ne serait-ce pas plutôt ça bien communiquer?

05.10.2008

Les hauts et les bas

papillon.jpgJ'ai toujours eu une vie cyclique comme le papillon. Pourquoi le papillon me direz-vous? Parce que comme lui je vis une vie cyclique, je vous dis. Je m'explique. N'avez-vous jamais eu la sensation que votre vie était monotone, pas très folichonne? Que vous vous encrassiez dans le quotidien? Un quotidien certes rassurant et qui encadre votre petite vie insignifiante, mais la larve que vous êtes aspire à d'autres horizons, d'autres évolutions, bref, ça ne bouge pas assez vite pour vous. Vous stagnez (ou avez l'impression de stagner). Et puis un jour, la larve se découvre des ailes, elle prend de l'assurance, se sent plus belle, attire la foule, les convoitises. Elle se sent flattée, devient limite orgueilleuse et puis un jour décide de prendre son envol, seule, pour voir le monde ailleurs, pour voir comment vivent les autres insectes. Les choses s'accélèrent pour le beau papillon, et il tourbillonne, tourbillonne, emporté par le vent du changement, sans trop savoir s'il doit avoir confiance ou peur... Puis il s'installe sur une belle feuille, y construit à nouveau sa vie, redécouvre le quotidien dans ces belles contrées, supporte ses angoisses aussi face au nouveau. Jusqu'à redevenir une larve insignifiante dans le marasme de la foule de sa nouvelle vie... C'est le cycle de la vie, le tout qui nous pousse à chercher ce qu'on a déjà. L'éternel insatisfaction qui rend les hommes laids.

En ce moment, je suis dans ce changement, entre deux belles feuilles d'arbres. Mes posts ne sont pas aussi fréquents qu'avant parce que le vent du changement (ça fait assez sarkozien, je l'avoue) est là, à ma porte. Je suis un nouveau cap dans ma vie professionnelle, qui m'oblige à nouveau à changer mon quotidien, pour le plaisir de la larve qui sommeille en moi et qui voit les choses s'accélérer à nouveau. Je quitte bientôt cette région pour une autre. A mon grand désespoir je ne reviens pas à Paris (je fais partie de ces rares énergumènes qui aiment Paris pour y être nés et y avoir vécu). Je me dis que les années passent, et en fait, je ne fais que m'en éloigner; peut-être suis-je condamnée à ne plus y vivre, à juste pleurer gare de Lyon quand j'y reviens de temps en temps...

Je connais des hauts et des bas, chers lecteurs, mais tout comme le papillon, j'espère trouver une belle feuille à mon atterrissage. Ainsi va le cycle de la vie avec son début, sa fin, son recommencement ailleurs.Le papillon ne désespère jamais de se retrouver chez soi.

Image provenant du site www.mchristinebozzoli.com

 

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