31.01.2008

Je n'ai pas oublié

C'était lundi. La veille en me couchant, je me suis demandé s'il fallait que je le fasse. Le lundi, jour fatidique, je n'étais pas plus avancée...Quoi faire? Que dit ton coeur? Oh et puis oublie ton coeur parce qu'on sait tous ce qu'il veut et que c'est IMPOSSIBLE. Mais bon si je le fais comment va-t-il réagir? Mal? Bien? M'ignorer?

En envoyant mon message de bon anniversaire à celui qui m'a tant fait pleuré, j'ai trouvé la justification : il n'a jamais oublié un seul de tes anniversaires, même séparés, alors conduis-toi correctement avec lui et ne l'ignore pas!

Sa réponse est arrivée bien plus tard en milieu d'après-midi avec ces quelques mots"Merci beaucoup de t'être souvenu de moi". Croit-il vraiment que j'ai pu l'oublié un seul instant? J'ai tiré un trait sur la possibilité d'être un jour sa femme, son amante, sa moitié, son autre lui, son souffle. Je n'ai pas tiré un trait sur lui...En doutait-il?

Je n'ai pas insisté en renvoyant un message. Je me suis souvenue il n'y a pas si longtemps que on a réessayé qu'il m'avait dit qu'il était prêt à passer à autre chose si je ne l'avais pas rappelé... Je ne ferai plus cette erreur, il a droit de vivre sa vie sans moi.

En tout cas, bon anniversaire.

01.01.2008

Songe une nuit d'hiver

Ce soir en allant acheter du pain, j'ai pensé à toi à nouveau. En fin d'après-midi un texto de toi avec des mots gentils et sincères pour me souhaiter une bonne année, heureuse tu l'espères. Et j'ai eu un pincement au coeur. J'ai eu ce pincement au coeur parce que quoi qu'il arrive, tu veux mon bonheur. Avant tu le voulais rien qu'avec toi, maintenant tu le veux tout court.
 
Ce soir en allant acheter ce pain, j'ai pensé que tu serais le seul homme de ma vie. Je ne dis pas que je ne rencontrerai pas quelqu'un d'autre, que je ne rirais pas avec lui, que nous n'aurons pas de projets ensembles. Je ne dis pas non plus que nous ne construirons rien ensemble, que nous ne ferons pas l'amour, que je n'aurais pas un enfant de lui. Non je ne dis pas que je ne pourrai plus être heureuse à nouveau. Je dis juste que tu resteras l'homme de ma vie. Parce que tu es exactement ce que je voulais.
 
Ce soir j'ai marché le long des rues endormies, fatiguées par la fête d'hier, trop comateuses pour se réveiller encore. Ce soir, j'ai réfléchi à mon bonheur, sans le dissocier au tien. Je ne pourrais faire mon deuil de toi que si tu es à nouveau heureux et tu penses la même chose pour moi. Puis j'ai eu un accès de colère retenu car un jeune groupe marchait à côté pour évaporer les quelques brumes des alcools d'hier. Oui parfaitement, je t'en voulais: ta faiblesse, ta lenteur à te décider face à ta famille, ton manque de soutien au moment où j'avais besoin de toi, tous les travers qui ont eu raison de notre histoire. Un éclat de rire me fait sursauter... Le passé est passé et n'est plus alors pourquoi faire revivre l'amertume.
 
C'est ton mot si gentil et si parfait. Ton abnégation devant mes reproches. Ton amour indéfectible. Ta volonté tenace de rester dans ma vie. Ma faiblesse aussi de ne pouvoir te chasser complètement de mon esprit. La peur de replonger à nouveau dans le noir et l'isolement. Et mon coeur qui ne supporte plus...
 
Je me retrouve sur le chemin de mon chez moi et sans pain. Une ombre me suit, la mienne. Je me tourne et mon reflet sur la vitrine me fait face. "Que veux-tu?".
 
Vivre. 
 
 

06.12.2007

Parce que parfois ça m'arrive encore...

Il se tord de douleur, il suffoque. L'air lui manque mais l'essentiel aussi, car un coeur bat pour l'autre. Mais, là...Mais là...
 
Elle a mal, là dedans, à la poitrine. Elle pose une main sur son coeur, pensant apaiser la douleur. Elle se demande d'où peut bien venir ce mal si intense qui l'empêche de respirer. Elle n'entend pas le cri de son coeur...
 
Il pleure, il pleure son coeur car il souffre. Il lui manque quelqu'un, l'autre coeur qu'il aimait. Le manque est trop fort à supporter. Il hurle.
 
Maintenant elle pleure, ne sachant comment calmer son coeur malade, ne sachant si les battements si assourdissants et les contractions si fortes cesseront un jour. La peine est intense pour elle aussi. C'est trop fort...
 
Il cherche à présent l'air qui lui manque, il faut qu'il respire seul désormais. Plus d'air...La tristesse est intense mais il faut qu'ils apprennent à la supporter ensemble...Sans lui. 

27.10.2007

Pensées coquines

7h50, ce matin dans le bus.

Je me suis prise à rêver en train de faire l'amour avec lui...J'étais dans le bus et j'en ai presque eu un orgasme, seule, assise comme ça...J'en ai eu des frissons, c'était bon. Mon corps échappe à mon contrôle. A méditer.

23.09.2007

Mauvais état

L'angoisse. La peur au ventre, elle imagine le pire, l'impossible. L'impossible qui pourtant peut se réaliser et qui s'appelle "Bonheur". La fatigue toujours là quand elle se prend à rêver, parce qu'elle est fatiguée de croire qu'un jour ils se retrouveront.
 
La peur. Une crampe au ventre, presqu'envie de vomir comme avant. Avant c'est quand elle a rompu quand elle a su que plus rien n'était possible, que tout s'était brisé, quand elle s'est retrouvée seule dans l'attente. La peur au ventre que tout finisse comme ça. Elle a eu raison en fait.
 
Le doute. L'hésitation dans la tête. Les questions, les mêmes à chaque fois, qui reviennent sans réponse. Et lui, en face, loin très loin quand même, qui se veut rassurant, qui veut tout prendre en main, qui ne veut plus la perdre et qui a peur face à ses doutes. Il a peur de ses doutes à elle. La boucle est boulée en vrai.
 
Elle. Complètement perdue, sans savoir si c'est bien de raviver son coeur à un passé qui la hante. Elle avait réussi à le calmer son petit coeur malgré tout. Mais maintenant ? Comment va-t-il supporter si un autre échec arrivait ? Elle va le perdre si elle continue à jouer avec. Elle a mal d'avant et peur de maintenant sans savoir ce qu'elle doit faire pour après.
 
Lui. Sûr de lui quand elle l'aime, mais si fragile quand elle s'effraie. Est-il assez fort pour deux ? Il veut croire que oui, et sa voix très loin devient plus assurée, comme si tout était évident et que la séparation n'avait jamais eu lieu. Lui, qui n'a jamais cessé de l'aimer malgré les années qui passent. Il faut qu'il la rassure s'il veut ne plus avoir peur.
 
La relation est trop fragile. Pour survivre. Elle fatigue de ces conclusions noires et fatalistes. Mais sa peur lui dit tout, elle sait comme avant que ça n'ira pas jusqu'au bout. 

24.08.2007

amour et conséquence

Sonnerie de téléphone. Numéro inconnu. Reconnais ta voix. Raccroche. Sonnerie à nouveau et là ta voix, pleine de reproche devant mon silence. Toujours la même question: pourquoi? Boucle sans cesse répétée. Final prévisible. Je bafouille face à ta voix si forte, si sûre. C'est comme ça, la fin n'est que silence. Tu me demande si tu as fais quelque chose de mal. Oui, tu m'as aimée. Oui ça fait mal.Arrêtons-nous là. Passe à autre chose. C'est ça oui, je suis méchante, je ne te fais que du mal. Je t'en prie, passons à autre chose. Au revoir... Merde, plus de tonalité...Je t'aime.

20.08.2007

Continuer à avancer

Hier soir je t'ai senti près de moi en m'endormant. Cela va faire un mois que j'ai cessé de te donner de mes nouvelles. J'ai senti que tu allais mieux, tu riais même au téléphone. Je me suis alors dit, "c'est le moment"... Le moment de te laisser voler de tes propres ailes... De couper le reste de lien que l'on faisait vivre en pensant que tout allait redevenir comme avant. Et j'ai cessé de te donner de mes nouvelles, très simplement, un matin, lorsque tu m'as écris pour me demander si j'allais bien.

Mais hier soir, je ne sais pas pourquoi, je ne sais pas comment, tu étais près de moi. Je pouvais presque sentir tes bras autour de moi. C'était bien... Et pas bien parce que j'ai failli craquer et t'appeler pour entendre une nouvelle fois ta voix. Je ne l'ai pas fait, heureusement pour nous. Il faut que je te laisse vivre et que je me laisse vivre. Nous en avions discuté mais tu faisais semblant de ne rien entendre.

Hier soir, je me suis mise à rêver: toi me faisant rire, sourire, m'entourant continuellement de tes bras, me faisant l'amour aussi. J'ai rêvé de notre quotidien qui n'aura jamais existé. Mais les rêves ont une fin, et bizarrement ce matin je n'ai pas eu de mal à me réveiller, parce que j'étais bien.

Ce matin, je pense encore à toi. J'espère que tu vas bien et que tu te reconstruis doucement. J'espère aussi te voir heureux. Je me suis même souvenu de ton désir d'enfant. Pour ma part, j'avance, quand même. Je vais faire des efforts, sortir plus souvent, essayer de me faire plaisir.

J'avance... Sans toi.

08.07.2007

Ma douleur

J'ai mal... Encore toi... Encore un passé qui se meurt, qui agonise. Et moi, qui tente de garder un semblant de vie, même si mon corps fatigue, même si j'ai mal et qu'il te réclame.

Je me croyais sevrée de tes bras, avoir oublié tes lèvres, fais l'impasse sur ton odeur, ta peau contre moi. Mais j'ai mal, et mon corps se souvient.

Il te hurle mon corps, elles te cherchent mes mains la nuit, ils brûlent mes yeux de ne plus te voir, et ta place est vide dans mon lit. Alors je cherche le livre, je cherche le film, je cherche la rencontre qui te fera disparaître, qui me fera oublier... Juste le temps de respirer, de reprendre mon souffle, de libérer mes poumons de toi !

Alors je guette les courts moments durant lesquels j'oublie ton nom, ton existence, et quand je me mets à pleurer soudainement, je sais pourquoi. Mon âme est en deuil de toi, amour. Elle ne tiendra pas, elle titube déjà. C'est sans appel, la sentence tombe.

Ma douleur, amour, reste le seul lien qui te garde vivant à l'intérieur de moi. J'ai peur, j'ai froid, je tremble quand je sais qu'un jour je devrai t'oublier à jamais. Mon amour, garde tout ce que tu m'as pris: garde mon coeur, garde mes pensées, garde mes frissons, garde mes envies de femme.

Tu ne m'es redevable de rien, car quand j'ai mal pour toi, je sais que je suis encore en vie.

30.04.2007

Ma déclaration

Il fallait que je te le dise j'allais en crever. Il fallait que tu le saches avant que j'en meure, de ce trop plein d'amour, de cette confusion.
Tu avais réussi mon amour, tu avais réussi à me faire aimer. Il fallait que je te parle, je pouvais plus me taire. Il fallait que tu m'écoutes avant que j'éclate. Tu ne sais pas à quel point ton silence au bout du fil m'a fait un bien fou. Ce jour là je t'ai dis "Je t'aime". Ce jour là j'ai commencé à vivre pour nous.
 
Je t'aime, je n'en peux plus de ne pas te le dire. Si tu savais à quel point j'ai mal quand je me tais à nouveau. Notre relation a évolué, je sais, par ma volonté. Mais je suis prisonnière à présent et je crie dans le vide mon amour. En vrai, je reste muette.
 
Je t'aime, et j'ai peur. Peur qu'une autre prenne ma place, peur qu'une autre sente ton odeur, peur qu'elle efface mes traces. Je t'aime et n'arrive à rien oublier: ni les dates, ni les mots, ni ta voix, ni ton visage: c'est comme un deuil mais de ton vivant, sauf que de jour en jour, le souvenir est tenace.
 
Tu me manques tu sais. Tout en toi me manque, même tes défauts, surtout tes défauts. Ta tête de mule quand je te contredisais sur un film, une idée, ta jalousie passagère quand un autre me regardait, ton visage presque enfantin quand tu avais une idée coquine.
 
Vivre encore dans ton souffle, au bord de tes lèvres, être proche plus proche que tout. Vivre au contact de ta peau et écouter ta respiration quand tu t'endors. Te regarder chercher ma main dans ton sommeil, être ton ombre, rien, juste avec toi.
 
Accepter la souffrance et t'éloigner de moi et te laisser à tes propres faiblesses, t'éviter de faire un choix... Parce que je t'aime mon amour. J'espère qu'un jour tu me comprendras.

17.04.2007

Les espoirs ne font plus vivre

Trois jours.

Trois maudits jours qu'elle attend. Patiemment, sans un soupir. Patiemment, sans lever les yeux vers l'horloge. Patiemment en continuant de vivre, de sourire, même si à l'intérieur d'elle, elle crie, elle hurle, elle pleure, elle saigne.

Trois jours.

Trois jours sans nouvelle de lui, trois jours à espérer, trois jours à désespérer. Trois jours pendant lesquels, elle a tout essayé: se raconter des histoires, des mensonges, s'inventer un fait extraordinaire comme un accident, n'importe quoi pourvu que dans le mensonge son coeur arrête de la questionner. "Pourquoi est-il parti?" ."Pourquoi ne t'appelle-t-il pas?" "Comment peux-tu supporter l'absence, le manque?"."Comment fais-tu pour vivre dans son silence?". Elle ne sait pas, elle ne sait plus rien. Son coeur doit mourir, elle le tue à petit feu. En trois jours, il ne reste que les cendres...

Trois jours, cela semble court, mais dans l'attente, trois jours font trois ans. Les souvenirs ressurgissent, les mots, les maux aussi, tout revient pour mieux montrer le manque, pour mieux prouver l'absence.." Il n'est plus là, se dit-elle, il m'a oubliée déjà..."

Puis finalement, ces trois petits jours sont devenus son cercueil, elle attend encore, rêveuse, que l'on vienne la soulever de là; elle est comme morte de l'intérieur, c'est vide, c'est froid. Ces trois jours sont devenus la base même de son existence puisqu'il fallait qu'elle vive quand même. Elle n'a même plus besoin de fermer les yeux pour revivre sa douleur, il suffit que son regard croise à nouveau une horloge.

"L'espoir, ma chérie, l'espoir, c'est pour les gens heureux". L'espoir n'aide plus à vivre. Seule la douleur est réelle, et elle seule permet encore de sentir qu'on existe...

 


camille1
envoyé par patdamien

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